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"L'esprit français du banquet" : une alternative face à la « nouvelle culture » globalisée ?

  • Luc Delmont
  • 20 mars
  • 3 min de lecture

Dernière mise à jour : 24 avr.


On nous parle aujourd’hui de modernité, de rupture, de dépassement des traditions. Et pourtant, il y a quelques semaines encore, une simple initiative autour des “banquets du canon français” — moments de partage populaire autour du vin et de la convivialité — a suscité une polémique nationale, allant jusqu’à des tentatives d’interdiction portées notamment par certains responsables de La France Insoumise.


Ce simple fait en dit long : ce qui relevait autrefois de l’évidence — se retrouver, partager, célébrer ensemble — devient aujourd’hui suspect, co

ntesté, voire combattu.



On nous dit que l’“ancienne France” est dépassée, ringarde... Que les repas en famille, les fêtes locales, le goût du simple bon et beau, de la convivialité, de l’élégance simple et le sens de la communauté seraient “ringards” et symboliques d'une France "rance" à faire disparaitre.


On nous présente une culture de la « nouvelle culture » comme la seule voie possible pour notre avenir : fast-food, street-food, ultra-individualisme, culte du moi, communautarisme racialiste et narcissique.


Cette culture, portée actuellement par la gauche radicale et certains courants qui se présentent comme “progressistes”, prétend être moderne, inclusive et inévitable. En réalité, elle est l’exact antithèse de l’esprit de gauche. Cette culture est portée par le système global, elle en est un des principaux outils.


La culture de « l’ancienne France » n’est pas une culture issue d’une ethnie nord-européenne à laquelle il serait impossible de se raccrocher lorsque l’on vient d’ailleurs. Elle est méditerranéenne, latine et profondément humaine.



Le français vient du latin, la civilisation s’est construite sur Rome, le catholicisme romain et le bassin méditerranéen. Le pain, le vin, les herbes aromatiques, les produits issus des marchés locaux, les repas partagés et les fêtes traditionnelles ne sont pas de simples coutumes ringardes propres à des nostalgiques d’extrême droite.


Ce sont les fondements d’un art de vivre, centré sur l’humain, le collectif et le plaisir de partager.


L’“esprit français” dépasse le contenu régional ou historique. Il se manifeste dans l’attitude, la manière de vivre et de penser la société. Un repas du dimanche est une école de la convivialité. Un marché de village est une leçon de communauté. Une fête locale, de Noël à la châtaigne en Ardèche, est un apprentissage de la solidarité et de la transmission. Même la mode et le goût du beau montrent un raffinement simple et accessible, jamais ostentatoire.


Cette culture a toujours été ouverte. Elle a intégré des influences italiennes, espagnoles et maghrébines, des langues, des recettes, des traditions. Elle a été un modèle d’inclusion et de partage bien avant que le mot “multiculturalisme” ne devienne à la mode. Elle a nourri la gauche française historique elle-même, qui a su allier progrès et humanité, collectivité et sens du beau, contre la culture mercantile et individualiste dominante.



La “nouvelle culture” promue par une certaine gauche et des courants idéologiques contemporains est tout le contraire. Elle valorise l’ultra-individualisme, la visibilité de soi, le culte du nombril. Elle transforme le repas en simple utilité, le marché en consommation, la fête en spectacle, et la mode en instrument d’affichage narcissique. Elle divise plutôt qu’elle ne rassemble. C’est elle qui impose un modèle dit « global » mercantile issu d’une matrice civilisationnelle nord-européenne.


Pour la jeunesse, il est crucial de comprendre : cette France-là n’est pas notre France. L’esprit français n’est pas dans le culte du moi, la course à la visibilité ou l’obsession des réseaux sociaux. Il est dans le partage, la convivialité, le goût du beau et le sens du collectif.



Il est méditerranéen, humain, inclusif et profondément vivant.


Nous sommes un peuple latin, nous ne sommes pas l’Amérique, ni celle des "woke", ni celle de Trump. Rejoindre cet esprit français ce n’est pas être "d'extreme droite". C’est s’inscrire dans une culture ancrée dans les territoires et qui continue de proposer une alternative au monde mercantile et individualiste global. L’art de vivre français est une leçon pour notre temps : on peut être moderne sans être vide, inclusif sans se dissoudre, humain sans se soumettre à une culture sans âme.


Plutôt que de dénoncer une "instrumentalisation" du patrimoine culinaire français et des traditions de fêtes populaires par la droite ou par ce qu'elle perçoit comme "l'extrême droite", la gauche ferait sans doute mieux de son côté, d'en faire aussi la promotion, et, ainsi, rester fidèle à ce qu'elle fut, une gauche défendant les valeurs du bien-manger et de la convivialité propre à la France.



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